Cheikh émérite, un homme a acheté une marchandise pour 50 riyals, il avait en sa possession 100 riyals, 50 riyals sont restés chez le vendeur parce qu’il n’avait pas la monnaie, cela est-il considéré comme de l’intérêt usuraire (riba), qu’Allah vous récompense en bien ?

 

Réponse de Cheikh ‘Abdes-Salam Ibn Barjess (qu’Allah lui fasse miséricorde) : oui, beaucoup de gens se trompent dans ce sujet, il se peut même que certains étudiants en sciences tombent dans cette erreur.

Si tu viens pour acheter la marchandise d’un vendeur et que tu as dix riyals par exemple ou cinq riyals ou même 100 riyals ou bien 50 riyals et que tu les donnes au vendeur, alors il convient que tu prennes le reste de l’argent et tu ne dois pas laisser le reste chez le vendeur.

S’il dit qu’il n’a pas le reste, c’est-à-dire qu’il te dit qu’il n’a pas de monnaie et qu’il demande que tu reviennes demain ou dans une heure, alors cela est du riba An-Nasi (du riba reporté), cela est considéré comme du riba An-Nasi (de l’intérêt reporté), et pourquoi cela ?

Si une personne achète un livre à 10 riyals et qu’il donne au vendeur 100 riyals alors il s’est produit deux transactions, la première transaction est la vente qui consiste à encaisser les 10 riyals en échange du livre et la deuxième transaction est la transaction de monnaie (faire la monnaie) que sont les 90 riyals restants des 100 riyals que dois le vendeur en contrepartie des 100 riyals encaissés par l’acheteur.

 

Si le client a payé les 100 riyals, il doit prendre le livre … il peut retarder la réception du livre, il n’y pas de mal à cela mais il doit prendre le reste de l’argent car la transaction de monnaie doit obligatoirement se faire de main à main car le Prophète a dit comme il est rapporté dans l’authentique (d’Al Boukhari) dans un hadith rapporté par ‘Obadah Ibn Samit, qu’Allah l’agrée :

 

 

“De l’or contre de l’or, de l’argent contre de l’argent, du blé contre du blé, des dattes sèches contre des dattes sèches, de l’orge contre de l’orge, du sel contre du sel, de main à main, ha et ha (ceci signifie donne et prend sur place).”

Il nous a donc ordonné de prendre de main à main.

Et en ce qui concerne les riyals actuellement présents, leur solde est considéré comme de l’argent, par conséquent, si une personne dit que leur solde a été supprimé, nous disons en réponse que si leur solde aurait été supprimé alors la zakat n’aurait pas été obligatoire pour les billets, car le papier n’est pas une chose que l’on sort pour verser la zakat.

Et c’est pour cela qu’en ce qui concerne le solde en argent, si tu encaisses 10 riyals, il reste 9 riyals et si tu encaisses 100 riyals sur une marchandise que tu as acheté 10 riyals, il reste alors 90 riyals, ces 90 riyals sont donc considérés comme de l’argent en contrepartie d’argent, ils doivent donc être pris de main à main.

En se basant sur cela, la transaction ne doit pas être reportée, quelle est donc la solution si le vendeur te dit qu’il n’a pas la monnaie ? Dans ce cas, tu prends tes 100 riyals, tu fais la monnaie et tu reviens chez lui, c’est une (première) solution, tu peux aussi lui donner un gage tel qu’une montre ou un crayon afin de partir puis de revenir avec l’argent pour récupérer ta marchandise, tu peux aussi lui déléguer la tâche de faire la monnaie, tu lui dis : “pars faire de la monnaie chez ton voisin.”

Mais s’il dit : “je te donne le reste” et que tu le perdes de vue, alors c’est cela l’intérêt usuraire, c’est pour cela que les pieux prédécesseurs ont formulé le fait que s’il se produit une transaction de Sarf (faire la monnaie), elle doit avoir lieu de main à main au point où certains d’entre eux ont dit qu’il n’est pas permis au vendeur pour rendre la monnaie de se lever vers la caisse de son magasin, ainsi s’il se lève, ils se sont séparé et par conséquent le riba dont le Prophète a interdit a eu lieu.

Et c’est pour cela qu’il dit dans le hadith de ‘Omar : “ha” et “ha” et le sens de “ha” et “ha” est similaire à ce qui est dit de nos jours “ha” et “ha” dans le sens “donne-moi et prends” et c’est pour cela qu’il n’est pas permis de retarder la transaction et cela fait partie des plus extrêmes sagesses de la législation, en effet, aujourd’hui beaucoup de problèmes ont lieu à cause de cela, ne vois-tu pas l’homme se rendre vers un autre homme et lui donner 100 riyals, puis ensuite cet homme prend les 100 riyals et les jette dans la caisse, puis ensuite il lui dit : “combien m’as-tu donné ?”, l’autre lui répond : “100 riyals” et il lui rétorque : “non, tu ne m’as donné que 10 riyals !” 

Par conséquent, il se produit dans ce genre de transaction des mésententes et des litiges entre les gens et la législation veut barrer la voie à cela, c’est pour cela que dans la plupart des transactions commerciales, tu trouveras (dans la législation) de dures conditions imposées pour l’intérêt des deux parties ; au point où certains savants économistes de notre époque disent au sujet de cette condition qui est la condition du “taqaboudh” (la transaction de main à main) dans les choses relative à l’usure : “si le monde appliquait la condition de la législation relative au taqaboudh (l’action de prendre de main à main) dans les biens, il aurait était épargné de 3⁄4 des problèmes économiques présents aujourd’hui.”

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