« L’un des Pieux Prédécesseurs (Salaf) a vu un homme prier après la prière du ‘Asr et le lui a interdit. L’homme lui répondit alors : « As-tu vu celui qui interdit à un serviteur de prier ? » — c’est-à-dire : « Tu m’interdis de prier ? Tu fais partie de ceux visés par ce verset ? »
Il lui répondit : « Je ne t’interdis pas la prière, mais je t’interdis l’opposition à la Sunnah ! » Car le Prophète ﷺ a interdit de prier à ce moment précis.
C’est exactement le cas lorsque l’on interdit certaines formules d’évocation inventées (adhkâr innovés). Certains disent alors : « Vous nous interdisez d’évoquer Allah ! » Personne n’interdit d’évoquer Allah ! On interdit plutôt la non-conformité à la Sunnah. Si l’évocation comporte une opposition à la Sunnah, on interdit cette opposition.
Mais personne n’interdit l’évocation d’Allah ni la prière. L’interdiction porte sur l’acte qui contredit la Sunnah : que ce soit dans son moment, sa forme, son aspect, sa modalité ou sa formulation. Si l’acte est contraire à la Sunnah, il est interdit, on empêche son auteur de l’accomplir et on l’oriente vers son délaissement. »
Traduit par les clés du bien et corrigé par Ahlsunnahtraduction

