
قال الإمام ابن القيم رحمه الله :
« الشكوى نوعان : أحدهما: الشكوى إلى الله فهذا لا ينافي الصبر، كما قال يعقوب: (إِنَّمَا أَشْكُو بَثِّي وَ حُزْنِي إِلَى اللَّهِ) مع قوله: (فصبر جميل) و قال أيوب: (مسني الضر) مع وصف الله له بالصبر، وقال سيد الصابرين صلوات الله وسلامه عليه (اللهم أشكو إليك ضعف قوتي وقلة حيلتى … )
و النوع الثاني : شكوى المبتلى بلسان الحال و المقال ، فهذه لا تجامع الصبر ، بل تضاده و تبطله «
📕عدة الصابرين (ص 17)
L’Imam Ibn al-Qayyim (qu’Allah lui fasse miséricorde) a dit :
« La plainte est de deux types :
Le premier type : c’est la plainte adressée à Allah — celle-ci n’est pas en contradiction avec la patience, comme l’a dit Ya‘qûb (Jacob) : (« Je ne me plains qu’à Allah de mon chagrin et de ma tristesse. »)
(Sourate Yûsuf, v.86), tout en disant : (« [Il ne reste plus donc] qu’une belle patience. »)
De même, Ayyoub a dit : (« Le mal m’a touché. ») alors qu’Allah l’a pourtant décrit comme étant patient.
Et le maître des patients, notre Prophète ﷺ, a dit : (« Ô Allah, je me plains à Toi de ma faible force et de mon impuissance… »)
Le second type : c’est la plainte exprimée par la personne éprouvée, à travers son attitude (son état extérieur) et ses paroles, et celle-ci ne peut être réunie à la patience, au contraire elle contredit la patience et l’annule. »
📕 ‘Uddat as-Sâbirîn, p. 17

